Vingt-mille lieut’ sur les mers

Vingt-mille lieut’ sur les mers

Du vendredi 22 au dimanche 24 septembre 2013, des lieutenants de la 81ème promotion ont navigué sur les eaux de la Méditerranée sous le commandement de deux skippers « filtards ». Un groupe quitte la terre ferme pour une expérience collective dans un univers sans faux-semblant. Une première pour beaucoup, de belles sensations pour tous.

Sous l’impulsion de l’amicale de la FILT 81, le somptueux voilier de quinze mètres a mis les voiles depuis le port de Toulon pour s’échapper au large à la tombée de la nuit de vendredi. Petit cours technique avant de lever l’ancre : la GV correspond à la grand-voile, le génois (ou le foc) est celle située sur l’avant du bateau, bâbord est à gauche, tribord à droite … Et attention, il est totalement prohibé de prononcer le mot « corde » à bord, mais plutôt « bout » ou « cordage ». Les marins sont des hommes superstitieux. En avant !

Vendredi 22h00 :

Calme plat ! Après l’étude des cartes prévisionnelles, il faut mettre le cap au Sud pour trouver le bon vent. Les quarts s’installent, le maître coq s’active en cuisine, la vie de l’équipage s’organise. Les sapeurs-pompiers sont connus et reconnus pour leur sens de la logistique. Les néomarins n’échappent pas à la règle en faisant le plein de provisions, prêts à toute éventualité. Et avec un breton à bord, tout le monde a eu le droit à sa galette.

Samedi 02h00 : Les voiles sont hissées, le bateau bourlingue dans la houle. Il prend de la vitesse, montant parfois jusqu’à trente noeuds, et brise des vagues toujours plus creuses. Ça secoue dans les cabines, ça frissonne sur le pont. Face à la puissance de la mer, tout homme reconnait, avec humilité, sa fragilité et accepte les lois naturelles ...

Samedi 18h00 : Après une nuit et une journée à voguer au gré du vent, le bateau stoppe sa course et mouille aux abords de

Porquerolles. Les émotions fortes sont derrière, place maintenant à la découverte d’une île idyllique, de la faune aquatique, des criques cachées et des épaves sombrées. La Côte d’Azur se dévoile sous son meilleur jour pour le plus grand plaisir des jeunes mousses.

Dimanche 14h00 : Il est temps de retourner au port d’attache. Avec un vent arrière, l’occasion est idéale pour mettre en oeuvre le spi, une voile d’avant très légère et très creuse permettant d’offrir le meilleur rendement possible au voilier. Arrivé au port de Toulon en fin de soirée, ce dernier se fait tout petit à côté du porte-avions de la Marine nationale, le Charles de Gaulle. Les matelots ont des images et des souvenirs plein la tête, mais sont astreints à un dernier labeur : nettoyer et bichonner celui qui les a chaperonné durant un week-end inoubliable.