Le devoir de réserve

Dans l’exercice de nos responsabilités, nous sommes parfois confrontés à des écrits ou à des propos de la part de nos collaborateurs faisant preuve d’un manque de recul. Les conséquences qui en découlent amènent les responsables que nous sommes à mettre en œuvre une énergie souvent disproportionnée au regard des faits initiaux. Les répercussions de ce manque de réserve peuvent être très importantes. Le devoir de réserve, avec la discrétion et le secret professionnel, font partie des obligations des fonctionnaires. Tout agent public doit faire preuve, en effet, de mesure et de retenue dans l’expression orale ou écrite de ses opinions, mais au-delà doit toujours être attaché à évaluer la portée d’une rupture de cette obligation, sur lui, sur ses collègues, sur sa hiérarchie ou sur l’institution. Cette obligation s’applique à tout fonctionnaire et nous comprendrons bien que nos postes d’officiers en responsabilité doivent nous rendre particulièrement sensibles et attentifs à la nature des propos que nous pourrions tenir et a fortiori si nous devions les écrire. La négligence dans ce recul nécessaire à l’action, en ce temps où les technologies de l’information et de la communication rendent immédiat et global le moindre de nos écrits, peut avoir des conséquences extrêmement importantes et nocives qui doivent pousser chacun d’entre nous à la plus grande attention.