Risques technologiques : audit de l’ENSOSP au profit de la Protection civile tunisienne

Risques technologiques : audit de l’ENSOSP au profit de la Protection civile tunisienne

L’ENSOSP apporte sa contribution à la réalisation d’un audit au profit de l’Office National de la Protection Civile (prévision, prévention, réponse opérationnelle et formation. Cette action a donné lieu à une mission, effectuée dans le pays, à Tunis, du 28 octobre au 2 novembre,  par deux officiers de l’ENSOSP : les Lt-Col. Bertrand Cassou et Eric Duverger.

Elle s’inscrit dans le cadre d’un Fond de Solidarité Prioritaire (FSP) de 800000 €, accordé par la Direction de la Coopération de la Sécurité et de la Défense du Ministère des Affaires Etrangères (MAE) en soutien du financement par l’ONPC de son projet de création de l’Ecole Nationale de Protection Civile (ENPC) à DJEBEL JELOUD dans le gouvernorat de Tunis,

Quelques mots sur la Protection Civile Tunisienne :

Partie intégrante de forces de Sécurité Intérieure du ministère de l’intérieur tunisien et forte d’environ 6500 personnels, dont 300 officiers, répartis sur l’ensemble du territoire, la Protection Civile Tunisienne (PCT) a connu ces dernières années une réorganisation aussi bien administrative qu’opérationnelle. L’ONPC dispose d’une direction générale, de 24 directions régionales (dans les chefs-lieux des gouvernorats), de 69 brigades d’intervention, d’une brigade spéciale de sauvetage déblaiement, de 18 postes de secours secondaires et de 13 postes avancés implantés dans des entreprises à risques.

En 2012,  les services de protection civile ont assuré  83 464 interventions. En plus des risques courants, les sapeurs-pompiers tunisiens sont régulièrement confrontés à des catastrophes naturelles majeures par le nombre des victimes et l’ampleur des dégâts occasionnés : inondation, feux de forêts, chute de neige (février 2012). De surcroît, ces services doivent également faire face à un accroissement des accidents de la route (1485 morts en 2011) et s’inquiètent du danger potentiel que représentent des sites industriels à risque dans la périphérie des grandes villes et des possibilités de menace à caractère NRBC (nucléaire, radiologique, biologique et chimique).

Les suites de cette mission :

Avec l’assistance du Cdt BARBOT, coopérant technique militaire, issu des Formations Militaires de la Sécurité Civile, chargé du suivi de ce FSP les principaux directeurs de l’ONPC ont été auditionnés. La mission doit aboutir à la rédaction d’un rapport d’audit RT (constat, recommandation), l’étude de l’établissement d’un plateau technique RT et de moyens d’instruction type  « simulateur » au sein de l’ENPC, ainsi qu’à la proposition d’un plan de formation de spécialité et d’un plan d’équipement en matériel d’instruction, en documentation, logiciels informatique RT.

Dans la continuité de ce déplacement, qui jouxtait une autre mission dans le domaine de la prévision et de l’analyse et de la couverture des risques,  un certain nombre de partenariats et d’échanges devraient être établis comme cela a pu se faire avec un pays voisin.