L’ENSOSP a accueilli un exercice européen organisé par le Pôle Risques

L’ENSOSP a accueilli du 8 au 11 février 2013, un exercice européen organisé par le Pôle Risques

L’ENSOSP a accueilli un exercice d’envergure européenne, organisé par le Pôle Risques, du 8 au 11 février. A cette occasion, une centaine de spécialistes européens de la sécurité civile ont établi leur camp à l’ENSOSP, pour y « jouer » un scénario catastrophe : un puissant séisme impactant Aix-en-Provence et Marseille.

La centaine de sauveteurs des sécurités civiles de cinq pays européens (France, Italie, Danemark, Autriche et Finlande) ont ainsi pu tester, par des exercices grandeurs réelle joués sur le plateau technique de l’ENSOSP,  leurs capacités tant  opérationnelles (compatibilité des matériels) qu’organisationnelles au niveau d’une chaîne de commandement à l’échelle européenne (interopérabilité des équipes). Côté français, les sapeurs-pompiers du SDIS 13 et le Régiment d’Instruction et d’Intervention de la sécurité Civile de Brignoles étaient également mobilisés.

Grâce aux multiples possibilités offertes par le plateau technique de l’ENSOSP, de nombreux « évènements » ont pu se dérouler, grâce à des scénarii pédagogiques adaptés à l’appel d’offres, qui ont permis de mettre en situation les équipes au plus près de la réalité : accident de véhicules transportant des produits toxiques, fuite de gaz, effondrement d'un mur et qui dévoile un obus, finalement inoffensif etc.

 

L’exercice, jour après jour

Vendredi 8 février après-midi, après de nombreuses heures de route, pour la plupart, les équipes sont arrivées  au pôle pédagogique de l’ENSOSP, pour y installer leur camp de vie  et assister à une présentation des 4 modules :

-          Un module français NRBC servi par le Régiment d’Instruction et d’Intervention de la sécurité Civile de Brignoles ;

-          Un module italien NRBC ;

-          Un module danois destiné à la purification de l’eau ;

-          Un module autrichien destiné au pompage de haute capacité.

 Samedi 9 février, à 7h00, trois modules (deux NRBC et celui destiné au pompage de haute capacité) ont été organisés par le SDIS 13, au CIREEX (Centre International de REssources et d’EXpertises). Différents scénarii ont été proposés dont une fuite d’acide cyanhydrique ainsi qu’une fuite de gaz enflammé. Dans le même temps, le module destiné à la purification de l’eau a reçu pour mission d’approvisionner le camp de vie en eau potable. La piscine servait de point d’eau.

Samedi 9 février, à minuit, tous les modules ont été engagés au plateau technique de l’ENSOSP, à Vitrolles, où de nouveaux scénarii ont été développés : fuite d’acide nitrique, fuite d’oxygène, fuite de gaz, découverte d’un obus contenant de l’ypérite et enfin fuite de trichloréthylène. Dans le même temps le module pompage haute capacité a reçu pour mission d’alimenter, depuis le bassin,  le module de purification de l’eau situé dans la zone urbaine.

Une pollution du bassin par un produit phytosanitaire les a conduits à se replier sur le pôle pédagogique de l’ENSOSP, aux Milles, pour continuer à alimenter la zone urbaine par norias. Ces exercices se sont terminés par d’autres scenarii joués à Sierra impliquant des produits chimiques et radioactifs.

L’exercice s’est achevé par un briefing général suivi d’un buffet, et après un repos bien mérité, tous les  acteurs ont quitté l’ENSOSP le lundi 11 février.

 

Le succès de cet exercice permet, une nouvelle fois, de mettre en valeur les capacités d’accueil de l’ENSOSP, la technicité et la qualité de ses installations mais aussi sa faculté à s’adapter à de multiples scenarii pédagogiques, y compris à très grande échelle. Cet exercice souligne est également une opportunité de rapprochement avec nos partenaires étrangers.