Deux Lieutenants de l’ENSOSP ont participé au Marathon de Paris

Deux Lieutenants de l’ENSOSP, Robert Maira du SDIS 42 et Jean-Pierre Coville du SDIS 78 ont participé au Marathon de Paris

Le 15 Avril 2012, a eu lieu le Marathon de Paris, une course de 42,195 km. Tous les deux ans, les Sapeurs-Pompiers participent à cette épreuve au nom de l’Œuvre des Pupilles, c’était le cas cette année avec  1 200 pompiers venus de tous les départements et arborant un tee-shirt aux couleurs de l’ODP. Parmi eux, se trouvaient deux Lieutenants en FAE à l’ENSOSP, Robert Maira du SDIS 42 et Jean-Pierre Coville du SDIS 78. Ils se sont entrainés ensemble pendant les 5 semaines précédant le marathon, nous les avons rencontrés, ils reviennent sur cette expérience.

Pouvez- vous nous parler de votre expérience en tant que « coureur », depuis combien de temps pratiquez-vous la course à pied ?

Jean-Pierre Coville : Je cours depuis l’âge de 16 ans, cela fait donc plus de 30 ans. J’ai fait des cross pompiers puis la fibre et la passion se sont développées. Aujourd’hui, j’en suis à mon 8ème marathon et je fais aussi des courses de 100km, je suis un « cenbornard ». Je me passionne pour les courses nature, les trails. Mon prochain défi sera la Diagonale des Fous, une course qui se déroule à la réunion, il y a 10 000 mètres de dénivelés et 180 km à parcourir, je pense la faire en environ 40 ou 45 heures. Courir me donne un équilibre, c’est une soupape.

Robert Maira : Je suis très polyvalent dans mes pratiques sportives : j’ai fait de la gym, de la boxe, des sports collectifs, je fais beaucoup de VTT, des triathlons en promo. J’aime le sport, j’ai toujours trouvé ma place dans tous ces sports. J’en suis à mon 4ème marathon, j’ai fait le 1er il y a plus de 20 ans, j’avais fait une performance d’environ 4heures. Et maintenant je fais plutôt environ 3h33. La première fois, je voulais savoir si j’en étais capable, puis, je me suis pris au jeu, j’ai voulu améliorer mon temps. A 53 ans, j’ai toujours des défis à me lancer. L’important, ce n’est pas d’être le meilleur à 20 ans, il faut plutôt savoir durer, rester au-dessus de la moyenne, s’entretenir tout au long de sa carrière.

Vous avez participé au Marathon de Paris, pouvez-vous revenir sur cette épreuve, vos ressentis, votre course ?

J-P.C : Je suis très content car jusqu’au 37ème kilomètre, je suis resté avec le meneur d’allure. J’avais pour objectif d’être en dessous des 3h mais j’ai dû subir le froid et le vent de face, j’ai donc fini à 3h05.

R.M : C’est toujours une épreuve difficile surtout à partir du 30ème kilomètre quand on ressent la fatigue. C’est le moment de faire ressortir le moral et cela a été d’autant plus difficile qu’on a eu le froid et le vent de face dans les 7 derniers kilomètres au Bois de Boulogne. J’ai fait un temps de 3h21.

Une question plus large, est ce que vous pourriez faire un parallèle entre les qualités, les valeurs qui sont mises en œuvre dans un marathon et dans le métier de pompier?

J-P.C et R.M :  Le dépassement de soi, la persévérance, le fait de se fixer des objectifs, l’esprit de corps et l’esprit de groupe, autant de qualités qui sont communes à notre métier de sapeur-pompier et à la pratique du marathon.