Des formateurs du Service de Santé promus Chargés d’Enseignements par les Universités.

Des formateurs du Service de Santé, intervenants de l’ENSOSP, promus Chargés d’Enseignements par les Universités.

Placé sous l’autorité scientifique de 5 universités (Victor Segalen à Bordeaux, Bretagne Occidentale à Brest, Louis Pasteur à Strasbourg, Louis Fourrier à Grenoble et Champagne Ardenne à Reims), l’enseignement des modules Urgence et Santé Publique du Diplôme Inter Universitaire des Médecins et Infirmiers Sapeurs-Pompiers, est dispensé suivant un enseignement présentiel, déconcentré et à distance.

Il répond ainsi aux préoccupations de disponibilité que rencontrent la grande majorité des officiers volontaires du Service de Santé et de Secours Médical (SSSM).

L’élaboration du contenu et de l’enseignement de cette formation font l’objet d’une coopération étroite et d’un partage des tâches entre les universités et l’ENSOSP. Participent à cette entreprise de construction pédagogique à part égale, des équipes universitaires et des équipes de formateurs experts de l’ENSOSP, médecins ou infirmiers masterisés, directement issus des Services Départementaux d’Incendie et de Secours (SDIS).

Cette collaboration remonte désormais à quelques années et les universités ont souhaité reconnaitre la qualité du partenariat scientifique développé avec l’école, en conférant depuis 2012 à certains de ses formateurs le titre de Chargé d’Enseignement Universitaire.

Ceux-ci sont au nombre de 13 (10 en Santé Publique et 3 en Urgence), 3 d’entre eux appartiennent au SSSM de l’ENSOSP, les autres aux SSSM des SDIS.

Les délégations qui leur sont accordées vont de l’enseignement magistral, à la présidence de jurys de soutenance de mémoires, en passant par la conception et le renouvellement des contenus d’enseignement.

Ils sont également en charge de la coordination, de la guidance et de la formation continue des tuteurs, qui eux-mêmes encadrent les étudiants planchant sur l’urgence et la santé publique.

Ils répondent enfin à leurs exigences de développement professionnel continu au travers de leur participation à des sessions d’évaluation de leurs pratiques. Ces dernières sont  régulièrement co-animées par les professeurs des universités, et placées sous la coordination du médecin chef de l’ENSOSP et de son équipe. Y sont abordées notamment  toutes les questions d’actualités scientifiques nécessaires à l’entretien de leur expertise.

La démarche entreprise est donc particulièrement synergique, et c’est au travers d’une ouverture réciproque des mondes universitaire et sapeur-pompier, que notre coopération dans l’enseignement des matières médicales appliquées aux SSSM se trouve reconnue et  pérennisée.

Médecin de Classe Exceptionnelle Philippe VASSEUR - Médecin-chef de l’ENSOSP

 

En marge de la session annuelle d’évaluation des pratiques, organisée à l’ENSOSP en février 2013, à l’attention des chargés d’enseignement universitaire en santé au travail, nous avons rencontré l’un de participants, le Médecin hors classe Michel WEBER, Médecin-chef du SDIS 51, qui s’est prêté au jeu des 3 questions :

Question n°1 : Quel intérêt présente l’enseignement à distance pour les sapeurs-pompiers volontaires ?

L’EAD représente, pour le volontaire, une véritable facilité en terme de disponibilité, du fait de la diminution du temps présentiel requis. L’intérêt est de travailler à son rythme, au regard de son emploi du temps.

Pour autant, l’apprenant n’est pas seul. Au contraire, il dispose d’un accompagnement personnalisé, puisqu’un tuteur l’accompagne tout au long de l’apprentissage soit par le biais de la plate-forme informatique soit par téléphone. Grâce à cette plate-forme, et grâce à ce tutorat, le message délivré est le même d’un apprenant à l’autre. Le contenu (les cours, mais aussi les mises en situations professionnelles) ainsi que la méthode d’apprentissage, axée sur l’entrée par les compétences, sont garantis par l’ENSOSP.

Question n°2 : Qu’est-ce que l’on attend d’un chargé d’enseignement universitaire en santé au travail ?

Durant toute la formation, l’apprenant est placé au cœur même du dispositif. Puis, au fur et à mesure que l’on s’éloigne du cœur, on retrouve le tuteur, le chargé d’enseignement universitaire et enfin l’école et l’université.

Grâce aux sessions d’évaluation des pratiques organisées par l’ENSOSP à l’attention des chargés d’enseignement universitaire en santé au travail, nous sommes assurés de construire tous ensemble le dispositif . Notre rôle est d’encadrer les tuteurs, aussi, ces sessions nous permettent-elles d’échanger, de faire progresser nos pratiques et de les uniformiser, afin d’améliorer la qualité de la formation.

La santé au travail est l’avenir des services de santé : les enjeux sont grands et les perspectives de travail, nombreuses !

 

Question n°3 : Que vous apporte votre charge universitaire dans le cadre de votre activité d’intervenant à l’ENSOSP ?

L’esprit d’ouverture de l’ENSOSP envers le monde universitaire est en effet à souligner. Nous avons besoin des compétences des universités, en termes pédagogiques pour avancer et il faut les remercier pour la confiance qu’elles témoignent vis-à-vis des chargés d’enseignement universitaire. C’est une véritable reconnaissance de la part des universités de la qualité de l’enseignement dispensé à l’ENSOSP.

Notre travail est de plus en plus reconnu et valorisé. Ce sera de nouveau le cas en juin, via l’attribution, pour la 1ère fois, d’un Prix Santé lors de la remise des Prix de l’ENSOSP à un mémoire.

Le medecin chef de l'ENSOSp, Philippe Vasseur présente
le Médecin hors classe Michel WEBER